Archives pour la catégorie “Edito”

QUOI DE NEUF CETTE ANNÉE ?

Pas grand-chose, serait-on tenté de répondre. La rentrée pastorale s’annonce sous le signe de la stabilité et de la continuité comme rarement auparavant.

Stable est l’équipe des prêtres qui s’apprêtent à vous servir une année de plus. Avec un an de plus pour chacun à son âge, mais aussi une année de plus dans la collaboration fraternelle qui soude le « collectif » et mûrit chaque individualité.

Continu est l’effort de notre Église qui est à Paris, sous la houlette du cardinal Vingt-Trois, dans le cadre de « Paroisses en mission ». Le thème de cette deuxième année est : « Jeunesse et Famille ». Lancement à la Cathédrale, modules diocésains de formations, Assemblées paroissiales, catéchèse « Désir de transmission », vous trouverez le détail du programme au verso de  la Feuille d’Informations. Lire la suite »

Publié le 3 septembre 2010 dans Edito

À VOUS QUI avez franchi la PORTE

le Père Marc Lambret, curé de la paroisse, au nom des prêtres, des responsables laïcs et de tous les paroissiens, souhaite la

BIENVENUE DANS L’EGLISE NOTRE-DAME

DE CLIGNANCOURT

Au cœur de ce quartier si vivant de Paris,
elle vous offre un lieu habité de prière et de silence, de lumière et de fraîcheur, de chants, de musique et de fleurs. Lire la suite »

Publié le 1 juillet 2010 dans Edito

J’ai besoin de toi pour prendre ma relève

De la charrue à la politique, de la vie confortable aux risques de l’aventure, de l’anonymat au succès populaire ! C’est ainsi que pourrait se résumer l’histoire de ce cultivateur aisé, appelé Élisée ou « Dieu a aidé », après sa surprenante rencontre avec Élie, « homme de Dieu », prophète découragé par l’inconduite d’un « peuple de Dieu » qui a rompu l’alliance avec Dieu, démoli ses autels et même tué ses prophètes (1 R 19,14). Mystère d’une rencontre, audace d’un appel : J’ai besoin de toi pour prendre ma relève. Et ce fut le coup de foudre. Le laboureur partagea ses biens, fit ses adieux à ses parents, « partit à la suite d’Elie et se mit à son service ». On le retrouvera plus tard conseiller militaire, actif dans les affaires intérieures du pays et dans la politique internationale. Sachant se faire écouter, il n’hésitait pas à en appeler à la Parole de Dieu chaque fois que l’institution royale était déficiente. Mystère de ces rencontres qui jalonnent notre vie quotidienne et dont une seule peut modifier toute une vie.

Point n’est besoin pour autant d’être en retraite, à l’église ou en extase. Élisée a été « saisi » la charrue à la main. Gédéon battait le blé dans le pressoir. Samuel perçut la voix de Dieu la nuit dans un rêve. Paul sur la route de Damas. Et Matthieu était tout simplement de garde au bureau des contributions. Ainsi, les appels au service fusent de tous les côtés. Non pas comme une menace pour notre liberté, mais au contraire pour nous libérer de certains esclavages et, comme dit Paul, pour se mettre par amour au service les uns des autres, « car toute la Loi atteint sa per-fection dans un seul commandement, et le voici : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » » Lire la suite »

Publié le 25 juin 2010 dans Edito

CONFIRMÉS POUR SOI OU POUR LES AUTRES ?

Quatre semaines après la Pentecôte, notre paroisse se retrouve plongée dans le mystère de l’Esprit Saint qui nous est donné plus particulièrement à la Confirmation. Rappelons que la confirmation est ce sacrement qui complète, achève l’œuvre du baptême. Si le baptême nous fait naître à la vie divine, la confirmation nous fait grandir et parvenir à l’âge adulte, même si on la reçoit à tous les âges. Elle nous donne le Saint Esprit avec ses sept dons. C’est pourquoi nous ne pouvons vivre pleinement en chrétien sans ce sacrement.

Jésus, lors de la dernière Cène, promet à ses disciples de leur envoyer le Saint Esprit. « Et moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre intercesseur pour qu’il soit toujours avec vous. (…) Vous recevrez le Saint Esprit et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre ».  Par le sacrement de confirmation, nous devenons des témoins. Alors nous devons témoigner. Nous recevons la mission et les grâces à cet effet. Car nous ne pouvons pas garder ces choses pour nous, nous devons les proclamer devant les autres, par nos paroles, par notre vie. On ne doit pas dire de nous « ils ne sont pas meilleurs que les autres ». Nous avons charge d’être meilleurs que les autres, car notre vie devant les autres doit témoigner que notre foi, notre espérance et notre charité sont vraies. Nous devons porter témoignage surtout par la charité. Il faut que l’on dise de nous comme des premiers chrétiens : « Voyez comme ils s’aiment« . Lire la suite »

Publié le 18 juin 2010 dans Edito

Jésus et la femme pécheresse

Une rencontre étonnante, choquante. C’est certainement un épisode historique de la vie de Jésus.  La pécheresse de l’his-toire est, en tout cas, « une femme de mauvaise vie ». Certains rabbins prétendaient qu’un Juif fidèle devait garder entre lui et une telle femme une distance d’au moins deux mètres.  Jésus, lui, se laisse toucher, et de quelle manière !  Simon le pharisien ne s’est pas trompé.  « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse ».  C’est à n’y plus rien comprendre ! La question rejaillit inévitablement sur Jésus : il ne peut pas être un prophète, un envoyé de Dieu.

Il est tout aussi étonnant de remarquer que les deux autres rencontres majeures de Jésus avec des femmes, la Samaritaine et la femme adultère, concernent des femmes qui ont des « problèmes » avec leur vie affective !  Or Jésus ne commence pas par faire des reproches à ces femmes.  C’est même à la Samaritaine qu’il révèle, pour la première fois, qu’il est le Messie !  Jésus trop libéral en matière de mœurs ? Lire la suite »

Publié le 11 juin 2010 dans Edito

LE BUTIN DE LA SEMAINE SAINTE

Un fait divers récent, le vol à main armée de la quête des Jours saints dans une petite paroisse quelque part en France, était relaté dans un quotidien national. Le journaliste de service qui avait traité la dépêche d’agence concluait sa brève en donnant le montant du « butin de la semaine sainte ». Malice ou maladresse, peu importe, la formule fait mouche.

La brève première lecture d’aujourd’hui se rapporte à un fait divers qui se produisit voici trois ou quatre mille ans quelque part du côté de Jérusalem. Une affaire d’alliances rompues entre roitelets locaux se termine mal pour Loth, le parent d’Abram : le voilà pris parmi le butin, avec tous ses biens, sa famille et ses serviteurs. Prévenu, Abram monte une contre expédition victorieuse et récupère biens et gens. Surgit alors l’énigmatique Melchisédek, « roi de Salem et prêtre du Dieu très-haut », qui fournit le pain et le vin puis prononce une belle bénédiction. Or, de lui, l’on ne sait rien de plus ! Lire la suite »

Publié le 4 juin 2010 dans Edito

La Sainte Trinité

Dans le livre du Deutéronome Moïse rappelle au peuple d’Israël la singularité du Dieu créateur qui, depuis les origines, entretient avec son peuple une relation privilégiée parmi tous les autres peuples de la terre. Israël a entendu la voix du Seigneur au milieu du feu. Cette audition dans la flamme était une préfiguration de la Pentecôte à venir lorsque cinquante jours après la Résurrection du Christ ses disciples réunis tous ensemble virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux (Actes 2,2) et ils furent remplis de l’Esprit Saint. Moïse prophétisait sur des événements futurs, mais il annonçait aussi la valeur intrinsèque de la vitalité divine. La parole que Dieu adresse ne met pas à mort, en fait, elle accompagne le peuple d’Israël dans toutes ses épreuves. Par sa parole Dieu est donateur de vie et pédagogue de l’histoire humaine, et plus particulièrement de l’histoire sainte du peuple de Dieu. Combat historique certes, mais aussi combat spirituel, car Dieu fait sortir son peuple d’Égypte pour l’affranchir des pratiques idolâtres et pour l’envoyer au désert, afin d’écouter sa parole par son prophète et pasteur Moïse. Lire la suite »

Publié le 28 mai 2010 dans Edito

SAINT ESPRIT, NOTRE DÉFENSEUR

« Moi je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : L’Esprit de vérité… »

Si le Saint Esprit est le Défenseur, qui est son gardien ? Qui se-raient ses attaquants, qui sont ses ailiers ? Qui est leur coach (leur entraîneur ou sélectionneur) ? Loin de moi la tentation de vous faire aimer le foot à trois semaines du mondial. Cependant nous pouvons nous servir de l’organisation d’une équipe de sport col-lectif pour comprendre la place qu’a chacune des trois personnes de la Sainte Trinité et la nôtre dans notre combat pour la vie.

Nous savons que le Christ est né du Père qui « spire » l’Esprit Saint. Il est l’Alpha et l’Omega… Tout a été fait par Lui, en Lui et pour Lui. « Le Père et moi, nous sommes un ». Le Christ est celui qui marque le premier but en venant dans notre monde par l’incarnation. Il marquera le deuxième par sa passion, sa résurrection et son entrée comme homme dans les Cieux. Il est à lui seul, le gardien, l’ailier et l’attaquant capable de donner la victoire à son Père et de supprimer la malédiction encourue par le premier homme. Christ est notre Sauveur. Lire la suite »

Publié le 20 mai 2010 dans Edito

POUR QUE LE MONDE CROIE…

Jésus prie pour ses disciples, et pour tous ceux qui croiront en lui par la parole et le témoignage des disciples, c’est-à-dire pour nous tous : « Père, que tous soient un : comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé.» L’important pour Jésus est surtout qu’ils soient un dans la communion au Fils et au Père, dans la communion à l’unité et à l’amour qui lient le Fils au Père. Autrement dit l’insistance de Jésus est plus sur la sanctification des disciples, sur la vérité, sur la parole, sur l’envoi vers le monde, que sur une unité d’enfermement clanique : « Je ne te demande pas de les ôter du monde, mais de les préserver du Mal. »  C’est pourquoi Jésus prie pour ses disciples, pour nous.

Le mot « monde » revient 17 fois dans ce seul chapitre de Jean. Cosmos en grec, est un terme proprement théologique chez Saint Jean. Le monde est d’abord simplement, sans nuance dépréciative, l’ensemble de la réalité créée. Mais ce monde est tombé dans la révolte. C’est pourquoi nous ne sommes pas du monde, nous rappelle Jésus, mais nous sommes dans le monde. Nous ne sommes pas du monde, mais nous sommes pour le monde, pour les autres. Comme le sel de la Terre ! Aujourd’hui aussi, l’Église ne répondra à sa véritable vocation qu’en étant une Église pour les autres. Une Église qui écoute, accueille et aide les pauvres, les exclus, ceux qui lui sont étrangers. Une Église qui écoute, accueille et aide les incroyants, les mal-croyants. Et nous retrouvons ici le thème de l’unité. Lire la suite »

Publié le 14 mai 2010 dans Edito

UNE FIDÉLITÉ VIVANTE

« Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole…Celui qui ne m’aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. »  Mais que veut dire « être fidèle » ?  Selon le dictionnaire, celui qui est fidèle « manifeste de la constance dans ses relations, il ne varie pas, il ne s’écarte pas de ses engagements ». Dans l’Église, certains comprennent que, pour être fidèle, il ne faut surtout rien changer à la « tradition », à ce qui se faisait autrefois.  Mais une telle compréhension de la fidélité ne peut qu’aboutir à un immobilisme qui empêche la vie.

Les Actes des Apôtres, en ce dimanche, nous racontent la crise qui surgit dans l’Église à ses tout débuts.  « Certaines gens venues de Judée voulaient endoctriner les frères de l’Église d’Antioche en leur disant :  “Si vous ne recevez pas la circoncision selon la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés.”  Cela provoqua un conflit et des discussions assez graves entre ces gens-là et Paul et Barnabé. »  Les Apôtres réunirent alors les anciens et toute l’Église.  On finit par choisir une solution de compromis.  Les païens devenus chrétiens devraient « s’abstenir de manger des aliments offerts aux idoles, du sang ou de la viande non saignée et des unions illégitimes ». Lire la suite »

Publié le 7 mai 2010 dans Edito