Mariage

Pour la préparation au mariage

Voici les nouvelles informations pour les couples déjà inscrits, dont les mariage sont normalement prévus pour les mois prochains (juillet-novembre 2020).

1°) Les fiancés sont normalement déjà pris en charge par un prêtre, un couple ou un diacre de la paroisse pour une préparation personnelle.

2°) Pour ceux qui n’ont pas achevé le cycle de la préparation en commun, avec les autres fiancés, les réunions prévues en mai sont annulées (pas de réunion de plus de 10 personnes). Voici les nouvelles dates pour le mois de juin :
1ère réunion le samedi 6 juin de 10h à 12h au 36, rue Hermel
2e réunion le samedi 13 juin de 10h à 12h au 36, rue Hermel
3e réunion le dimanche 14 juin de 10h45 à 18h au 36, rue Hermel
(Pas de 4e réunion).

Contact et inscriptions : cure@ndclignancourt.org

Choisir la date de son mariage dans les circonstances actuelles

Beaucoup de fiancés passent par les affres d’une décision de report éventuel de votre mariage. Voici un petit texte qui donne quelques idées : télécharger le texte ici.

Quelques critères pour y réfléchir
Préambule : Nombreux sont les couples qui se préparent au mariage dans notre paroisse (une petite centaine chaque année). Avec une équipe de couples et les prêtres de la paroisse nous les accompagnons du mieux que nous pouvons durant le confinement. Les échanges que nous avons par téléphone, Zoom, WhatsApp ou Skype nous permettent de saisir un peu les enjeux et les difficultés qui sont les leurs quand ils doivent réfléchir à changer ou déplacer la date de leur mariage. Reconnaissons que c’est une décision épouvantablement complexe. Mes propos ci-dessous apparaîtront forcément simplistes. On me le pardonnera. Mais je me risque quand même à donner trois points pour aider dans cette réflexion. J’ajouterai quelques exemples de différentes décisions prises.

Le premier pas est d’accepter de réfléchir à un changement. Donc d’accepter que les choses ne se passent pas comme prévu. Nous n’aimons pas du tout cela… Les quantités de préparatifs et d’argent déjà engagés (tant par les fiancés et leurs parents que par les invités) font peur. Et l’un des deux fiancés (ou les deux) peut se payer d’illusion assez longtemps, en s’imaginant qu’envers et contre tout, ça devrait passer comme prévu, même si c’est un peu « ras la ficelle », et qu’il ne faut pas s’en faire… Cependant « celui qui veut construire une tour commence par s’asseoir pour réfléchir à la dépense… » (Lc 14,28). Il est libérant de savoir prendre la distance de la réflexion. D’ailleurs, il me semble bon de pouvoir la prendre, que la date prévue soit en juin, juillet ou plus tard. Et à ce stade, il est bon d’invoquer le Seigneur : « C’est avec toi Seigneur qui nous voulons nous lancer dans cette mission du mariage. Donne-nous ton Esprit Saint. Qu’il nous inspire pour bien discerner, bien décider, pour que cette journée de notre mariage fasse avant tout grandir ton Royaume ! »

Deuxièmement, les changements envisagés ne concernent pas seulement la date, mais aussi le lieu, le nombre d’invités et toutes les autres dimensions de la fête. Les circonstances ont changé. « Nous ne reprendrons pas tout de suite la vie d’avant » disent nos chefs d’état… Bien sûr, chaque couple avait pesé chacune des composantes de ce qui devait être (et sera) « le plus beau jour de leur vie ». Chaque détail a été négocié entre les fiancés et avec les familles. Et pourtant, il n’est écrit nulle part que pour être réussi un mariage doit être comme ceci ou comme cela. Et j’affirme avec conviction que ce qui fait la joie et la puissance de ce jour n’est pas dans les circonstances, mais dans l’engagement des époux l’un envers l’autre et l’apparition d’une nouvelle réalité familiale. Les caractéristiques de la fête servent de caisse de résonance, mais la source de cette joie est dans le don et l’engagement des fiancés. Dieu comble de joie ceux qui se donnent ! Je le vois dans les petites comme les grandes messes, pour lesquelles la nature de la joie ne change pas. Je le vois en étant souvent dans l’incapacité de me rendre à des mariages mais en vivant « à distance » une véritable communion dans l’action de grâce. On a vu trop de mariage dans les journaux pour lesquels la surenchère de flonflons ne sert qu’à cacher le fait que l’on n’y croit pas beaucoup… Grande fête n’est pas grosse fête. Et comparaison (avec le mariage de la voisine) c’est poison…

Enfin ceux qui se marient savent ce que c’est que d’être réaliste, puisqu’ils se lancent dans une mission à la fois merveilleuse et toute simple. Ils ont compris la fécondité du réalisme. « Je le prends comme il est. » « Je la reçois sans la rêver. » « J’ai cessé de rêver un idéal qui n’existe pas. » Et surtout : « je perçois tout le progrès et l’intérêt qu’il y a dans le fait d’engager ma vie dans cette aventure si ordinaire et en même temps si belle, et qui me fera grandir tous les jours. » Au moment d’organiser la fête de leur mariage, les fiancés connaissent donc la grandeur du réalisme et peuvent entrer dans ce même réalisme pour envisager sans s’affoler ce qui est possible ici et maintenant. Les circonstances sont ce qu’elles sont. Personne ne les maîtrise, ni aujourd’hui, ni dans six mois, ni dans un an. De même qu’un fiancé ne rêve plus du conjoint idéal, mais se réjouit de tout son cœur de celui/celle que Dieu lui donne, les fiancés ne doivent pas non plus rêver d’une manière idéale de vivre leur mariage si les circonstances ont changé. Le mariage est un engagement social qui requiert la présence de ceux que l’on aime, du moins de quelques-uns de tous ceux que l’on aime, et en particulier de ceux qui ont plus besoin de notre amour.

Je cite maintenant (sans les juger bien entendu puisqu’elles sont prises en conscience) quelques exemples de décisions prises par des couples croisés ces dernières semaines :

L’un est prêt à réduire la taille de l’assemblée (50 peut-être), même si le choix des élus est épouvantablement difficile.

D’autres couples ont décidé de repousser de juin ou juillet à octobre, novembre, ou plus tard… selon les disponibilités des lieux où ils ont prévu de se marier.

Un autre couple encore a fait le choix d’un mariage en tout petit comité (les mariés, les témoins, les parents), puisqu’ils sont prêts ; et que faire venir une partie de la famille d’outre-Atlantique (en l’occurrence) est pour les mois à venir totalement illusoire. Il y aura d’autres raisons pour se rassembler : baptêmes ou autres…

Enfin, d’autres fiancés, qui ne se voyaient pas vivre leur mariage en laissant à l’écart tous les invités venant d’un autre pays d’Europe, repoussent la fête au printemps prochain ; en envisageant parfois que si un enfant se présente avant, et bien, il trouvera des parents pas forcément mariés, mais tout prêts à le faire…

P. Stéphane Duteurtre, le 7 mai 2020