Édito et FIP du 22 février 2026

1er dimanche de Carême 

Ce dimanche
Messes à 9h30, 11h et 19h. 
Après la messe de 11h à la Maison Paroissiale : réunion de la fraternité caritative paroissiale, pour les bénévoles des services caritatifs et ceux qui voudraient devenir bénévoles. 
À 15h à la crypte Sainte-Thérèse : spectacle « Aux âmes troublées, leur soeur » Marie Noël. 
Adoration du Saint-Sacrement de 17h à 19h.

Sauver le chemin de Dieu, sauver le monde
Marie Noël et le Carême 

 « Chacun de nous qui veut la volonté de Dieu, sauve jour après jour, à chaque pas de son âme, le chemin de Dieu. » 

Cette phrase de l’écrivaine Marie Noël est une invitation à nous recentrer sur l’essentiel en ce début de Carême. Vivre notre vie avec le Seigneur. 

Elle aimait relire sa vie et trouver Dieu dans la sienne comme une pépite d’éternité, travailler à son âme, comme on débroussaille un jardin, pour que le Seigneur ait plaisir à le visiter, à reconnaître en nous ses enfants, respirer les fleurs de notre prière et de notre réconciliation avec Lui, savourer avec nous les fruits de notre tendresse retrouvée à l’égard de nous-même et des autres et se laisser surprendre par la délicate musique de notre confiance en Lui, désencombrée de nos ronces, de nos mauvaises herbes. 

À propos des « autres », elle avouait pourtant : « Pardonner, je n’ai jamais su comment m’y prendre, je ne suis pas douée ! » 

Mais retrouver le chemin avec Lui, c’est comme renaître à la vie, tout chagrin lavé, toute blessure et toute nostalgie bues. Marie Noël aimait à dire que « lutter pour la divinité de son âme, c’est sauver le monde. » 

Son humour irrésistible et lucide sur elle-même et sur le monde, ses dialogues passionnés avec Dieu jusqu’à son dernier souffle sont comme les cailloux du petit Poucet pour retrouver ce chemin que l’on quitte sans cesse et où Lui nous rattrape toujours. 

Elle n’avait que Dieu pour espace et grâce à Lui, elle avouait avoir pu gagner sa liberté. 

Marie Noël aimait le silence, le recueillement, la prière qui jaillit comme un élan de vie. 

Elle aimait aussi les mots pour dire tous nos « maux ». 

Et, musicienne elle-même, elle jouait pour accompagner cette quête depuis toujours. 

Elle aimait la musique de Schubert, et tout particulièrement cette fameuse sonate « Arpeggione », puissante et délicate comme la main du Père, tenant la nôtre pour nous guider vers le « Royaume des Cieux ». 

Élisabeth Commelin