Baptême du Seigneur
Ce dimanche
Messes à 9h30, 11h et 19h.
Adoration du Saint-Sacrement de 17h à 19h.
Retraite à Notre-Dame de l’Ouÿe des enfants du baptême et de la première communion.
Nuit de prière au Sacré-Cœur des adolescents qui préparent un sacrement.
Un petit miracle de Noël à Notre-Dame de Clignancourt
Entre l’Épiphanie et le baptême du Seigneur, nous n’avons guère le temps de voir Jésus grandir. En une semaine, il passe de bébé à sa stature d’homme adulte. Nous aimerions prendre plus de temps pour faire mémoire de son enfance. Cette semaine, à l’église, les circonstances nous en ont donné l’occasion : nous n’avons pas revécu l’épisode de la disparition de Jésus au Temple lorsqu’il a douze ans, mais quelque chose de proche.
Mardi 6 janvier, jour de l’Epiphanie en Espagne et en Italie, jour de neige et de grand froid ensoleillé à Paris, consternation à 9h45 : le paroissien Joseph (le bien nommé !), qui entrait dans l’église pour dire son chapelet, nous informe que l’enfant Jésus de la crèche a disparu. Avec Joëlle, nous cherchons dans les plantes de la crèche, dans les recoins et les chapelles de l’église, sur la place Jules Joffrin et dans les plates-bandes pleines de neige. Rien. Un peu dépités devant la crèche bien vide, nous croyons même voir de la tristesse dans le visage de Marie penchée sur… la mangeoire vide. La prière s’impose. « Jésus, tu es encore trop petit pour faire une fugue, comme lorsque tu auras 12 ans. Il te faut revenir dans la crèche avec Marie, car sinon tu vas prendre froid. », dit Joëlle. À la messe de midi, on l’annonce aux paroissiens qui s’en affligent. Et on ajoute cette intention à la messe, en demandant que la personne qui a emporté Jésus soit prise de remords et le ramène à sa famille. J’hésite à mettre tout de suite un autre enfant-Jésus dans la crèche. Non, il faut éprouver la tristesse de la disparition, rejoindre un tout petit peu l’angoisse de Marie et de Joseph lorsqu’ils ont cherché Jésus qui était resté à Jérusalem. Le retrouvera-t-on ? Le retrouvera-t-on le troisième jour comme dans l’Évangile ?
À 14h15 le même jour, des obsèques se préparent. L’organiste, le sacristain, les employés des pompes funèbres vaquent tous à leurs tâches. Les proches de la défunte se rassemblent sur la place. Je pars pour les accueillir et jette un coup d’œil rapide sur la crèche. Oh ! L’enfant est là ! Un peu de travers dans son emplacement, mais bien là ! Et le visage de Marie a repris son calme contemplatif. Merci Seigneur ! Merci pour cette petite statue retrouvée. Merci surtout pour ce cœur qui s’est retourné pour rendre ce qui avait été dérobé et remettre tout à sa place.
Et le nom de la dame dont nous célébrions les obsèques était : Myriam !
P. Stéphane Duteurtre, curé
