Qu’est ce que le Carême?

 

Le Carême commence le Mercredi des Cendres, mercredi 17 février, et s’achève le Jeudi Saint, le 1 avril, avant la célébration de la Cène du Seigneur. La Semaine Sainte, qui commence avec le dimanche des Rameaux 28 mars, commémore la Cène, la Passion et la mort du Christ sur la Croix. Le Samedi Saint au soir et le dimanche de Pâques, le 4 avril, les chrétiens célèbrent la résurrection du Christ.

La durée du Carême – quarante jours sans compter les dimanches – fait en particulier référence aux quarante années passées au désert par le peuple d’Israël entre sa sortie d’Égypte et son entrée en terre promise ; elle renvoie aussi aux quarante jours passés par le Christ au désert entre son baptême et le début de sa vie publique. Ce chiffre de quarante symbolise les temps de préparation à de nouveaux commencements.

Un temps de conversion
Au désert, le Christ a mené un combat spirituel dont il est sorti victorieux. À sa suite, il ne s’agit pas de faire des efforts par nos propres forces humaines mais de laisser le Christ nous habiter pour faire sa volonté et nous laisser guider par l’Esprit.

Durant le temps du Carême, nous sommes invités à nous donner des moyens concrets, dans la prière, la pénitence et l’aumône pour nous aider à discerner les priorités de notre vie. Le temps du Carême est un temps autre qui incite à une mise à l’écart pour faire silence et être ainsi réceptif à la Parole de Dieu.

Texte extrait du site de l’Église catholique en France

Carême 2021- Le pape François invite à “une foi sincère, une vivante espérance et une charité active”
À quelques jours de l’entrée en Carême (mercredi des Cendres, 17 février 2021), le message du pape François – daté du 11 novembre 2020 mémoire de saint Martin de Tours – a été rendu public le 12 février 2021. Message de Carême placé sous le thème « Voici que nous montons à Jérusalem… » (Mt 20, 18). Le Carême : un temps pour renouveler notre foi, notre espérance et notre charité ». « Le jeûne, la prière et l’aumône, tels que Jésus les présente dans sa prédication sont les conditions et les expressions de notre conversion », rappelle ainsi le pape François soulignant que « le chemin de la pauvreté et du manque (le jeûne), le regard et les gestes d’amour vers l’homme blessé (l’aumône), et le dialogue filial avec le Père (la prière), nous permettent d’incarner une foi sincère, une vivante espérance et une charité active ».

Le Carême est un temps pour croire, souligne-t-il, « c’est-à-dire pour recevoir Dieu dans notre vie et pour le laisser “établir sa demeure” en nous ». Jeûner consistant « à libérer notre existence de tout ce qui l’encombre, même de ce trop-plein d’informations, vraies ou fausses, et de produits de consommation pour ouvrir la porte de notre cœur à celui qui vient jusqu’à nous… ». Dans le contexte d’inquiétude que nous vivons, poursuit le pape François, « où tout apparaît fragile et incertain, parler d’espérance (“eau vive” promise à la samaritaine) pourra sembler provocateur ». Cependant, affirme-t-il, « le temps du Carême est un temps pour espérer, pour tourner de nouveau le regard vers la patience de Dieu qui continue de prendre soin de sa Création, alors même que nous l’avons souvent maltraitée ».

Quant à vivre un Carême de charité, explique-t-il, « c’est prendre soin de ceux qui se trouvent dans des conditions de souffrance, de solitude ou d’angoisse à cause de la pandémie de la Covid-19 ». « La charité est don. Elle donne sens à notre vie », relève le pape François.