Édito et FIP du 15 février 2026

6e dimanche du Temps Ordinaire 

Ce dimanche
Messes à 9h30, 11h et 19h.
Sacrement des malades et première communion de Charlotte au cours de la messe de 11h animée par la chorale et en présence des fiancés qui se préparent au mariage. 
Vente de gâteaux des scouts après les messes de 9h30 et 11h. 
Quête aux portes de l’ABIIF (Association des Brancardiers et Infirmiers d’Ile-de-France) pour aider les pèlerins malades ou handicapés à partir à Lourdes. 
Concert de chants « a capella » par l’ensemble vocal Musiquinte à 15h. 
Adoration du Saint-Sacrement de 17h à 19h.


Trois fioretti de Lourdes, à l’occasion de la journée de prière pour les malades 

Le 11 février, l’Église célèbre la fête de Notre-Dame de Lourdes, commémorant la première apparition de la vierge Marie à Bernadette en 1858 ; le pape Jean-Paul II a institué, à cette date, la journée mondiale des malades. En ce dimanche, certains d’entre nous recevront le sacrement des malades, signe de la tendresse de Dieu pour nos corps et nos âmes. 

De Lourdes, je voudrais vous conter trois petits fioretti (petites fleurs en italien) : 

Un jour où je me trouvais à la grotte au milieu d’une foule de pèlerins, j’ai vu passer un homme vêtu d’une couverture rouge et poussant un lourd chariot. J’ai été prise d’un vertige car j’ai eu la sensation qu’il était le seul à être réel et que tout hormis lui était un décor. Et personne ne semblait le voir malgré son étrangeté. J’y ai vu comme une image du Christ avec le manteau pourpre dont on l’avait affublé lors de sa Passion et une illustration de la difficulté des hommes à reconnaître sa divinité. 

La deuxième « petite fleur » portera bien son nom : lors du confinement j’ai souvent regardé la messe à la grotte sur KTO. J’avais la joie de voir à chaque fois une sorte de rose colorée dans le petit buisson qui entoure le pied de la statue de la Vierge. Elle me faisait penser à la lumière rouge près du tabernacle, comme un petit signe encourageant pour nos coeurs fragiles qui cherchent l’humanité accomplie de Marie au-delà de son effigie. Lors de mon dernier voyage, il n’y avait pas de fleur et cela m’a parlé de son espérance indéfectible et dépouillée qui n’a jamais exigé de preuves. 

La troisième fleur sera la prière de Bernadette : « ô Jésus donnez-moi je vous prie le pain de l’humilité, le pain d’obéissance, le pain de charité, le pain de force pour rompre ma volonté et la fondre à la vôtre (…) » 

Peut-être que le plus beau miracle de Lourdes est cette confiance inconditionnelle qui s’y manifeste envers notre mère du ciel, cette tendre mère au coeur transpercé qui nous apprend à nous livrer, comme elle, à l’Amour de Dieu. 

Marion, paroissienne 

Gravure de Charles Mercereau (1822-1864)