Comment faire célébrer une messe pour un défunt ?

Dans la bible, Judas Macchabée offre un sacrifice « pour les morts, afin qu’ils fussent délivrés de leur péché » (2 Mac 12, 46). Quels sacrifices pouvons-nous offrir aujourd’hui ? Nos prières, nos aumônes, et aussi le sacrifice eucharistique : la messe.

Demander une intention de messe est un acte de foi dans le Mystère de l’Eucharistie et la puissance transformante de l’offrande du Christ, mort et ressuscité. On peut demander la célébration d’une messe pour des jeunes mariés, pour un défunt, pour un malade, pour rendre grâce, pour soi-même, pour une guérison, pour la paix retrouvée, pour confier à Dieu une recherche de travail ou la préparation d’un examen etc…

L’offrande de messe (18€ conseillée) contribue aussi à la vie des prêtres.
Pour demander une messe et choisir l’horaire auquel cette intention sera présentée, venir à l’accueil de la paroisse dans l’église, le lundi de 17h à 19h, du mardi au samedi de 10h à 12h et 17h à 19h
(sauf le samedi de 16h30 à 18h30).


Quel est le sens de la prière pour nos défunts ?

Reconnaissant dès l’abord cette communion qui existe à l’intérieur de tout le corps mystique de Jésus-Christ, l’Église en ses membres qui cheminent sur terre a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts dès les premiers temps du christianisme en offrant aussi pour eux ses suffrages ; car « la pensée de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés, est une pensée sainte et pieuse » (2 M 12, 45)  (LG 50). Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur. (Catéchisme de l’Église Catholique (CEC) n°958).

Nous croyons à la communion de tous les fidèles du Christ, de ceux qui sont pèlerins sur la terre, des défunts qui achèvent leur purification, des bienheureux du ciel, tous ensemble formant une seule Église, et nous croyons que, dans cette communion, l’amour miséricordieux de Dieu et de ses saints est toujours à l’écoute de nos prières » (CEC 962).

Dans la communion des saints « il existe donc entre les fidèles – ceux qui sont en possession de la patrie céleste, ceux qui ont été admis à expier au purgatoire ou ceux qui sont encore en pèlerinage sur la terre – un constant lien d’amour et un abondant échange de tous biens » (ibid.). Dans cet échange admirable, la sainteté de l’un profite aux autres, bien au-delà du dommage que le péché de l’un a pu causer aux autres. Ainsi, le recours à la communion des saints permet au pécheur contrit d’être plus tôt et plus efficacement purifié des peines du péché. (CEC 1475).

Que se passe-t-il après la mort ?

Le chrétien qui unit sa propre mort à celle de Jésus la voit donc comme une venue vers Lui et une entrée dans la plénitude de la vie nouvelle commencée au baptême. Mais c’est aussi la fin de la vie terrestre, temps offert par Dieu pour demeurer fidèle à sa volonté ou rejeter sa grâce. Notre âme immortelle monte vers Dieu pour ce qu’on appelle « le jugement particulier », la rencontre avec le Christ : jugement de Dieu, certes, mais la lumière du Christ met alors notre vie en pleine lumière et, ainsi éclairée, notre âme reçoit (et se donne ?) sa « rétribution » éternelle soit à travers une purification, le purgatoire, soit pour entrer dans la béatitude du ciel, soit, si nous refusons une dernière fois la grâce divine, pour se damner éternellement. Quant à nous, vivants, nos prières, nos vies offertes à Dieu peuvent aider à la purification de l’âme des défunts. Prions et agissons pour eux ! 

Le service pastoral des malades

Vous êtes ou vous connaissez une personne malade ou âgée et/ou incapable de se déplacer seule pour venir à l’église ? Des bénévoles peuvent porter la communion à domicile. Si vous le désirez, un prêtre peut se déplacer pour la confession ou le sacrement des malades.
Contact : secretariat@ndclignancourt.org 


Une prière de saint augustin (sermon 185 pour Noël)

Homme, éveille-toi : pour toi, Dieu s’est fait homme.
Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera.
Pour toi, je le répète, Dieu s’est fait homme.
Tu serais mort pour l’éternité, s’Il n’était né dans le temps.
Tu n’aurais jamais été libéré de la chair du péché, s’Il n’avait pris la ressemblance du péché.
Tu serais victime d’une misère sans fin, s’Il ne t’avait fait cette miséricorde.
Tu n’aurais pas retrouvé la vie, s’Il n’avait pas rejoint ta mort.
Tu aurais succombé, s’Il n’était allé à ton secours.
Tu aurais péri, s’Il n’était pas venu. Amen. »