Editorial du dimanche 28 novembre 2010

LA GRÂCE DE L’AVENT

Pendant l’Avent, l’esprit de la liturgie nous prépare à recevoir l’annonce joyeuse de notre libération prochaine selon ce que l’Ange dit aux bergers de Bethléem : “Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce la bonne nouvelle d’une grande joie, qui sera pour tout le peuple“. La grâce de l’Avent, en nous libérant de la peur, nous montre nettement les chemins du salut révélés par Jésus. Nous serons accompagnés notamment par les propositions paroissiales comme la récollection, la célébration du pardon, la bénédiction des icônes de la Sainte Famille, qui prendront place dans votre foyer, les invitations au partage avec les plus pauvres, etc.

Nous attendons la venue du Seigneur Jésus. Ce n’est pas un pur symbole, une expression pour situer le déroulement d’une période de l’histoire du salut. Le Christ vient à nous en tout temps et même il demeure en nous. Préparons un vrai Noël. Un vrai Noël n’a rien à voir avec la consommation insane qui l’accompagne et les dépenses ostentatoires auxquelles beaucoup consentent comme à une obligation !  Non, c’est ouvrir son cœur aux autres et en premier à Jésus, qui cherche à naître à nouveau dans nos vies. C’est se faire pauvre pour recevoir le Dieu pauvre lui-même.

Mais cette approche et cette présence éternelles du Christ prennent, dans le temps de l’Avent, un aspect spécial.  Elles acquièrent en quelque sorte un caractère plus intense. Une grâce spéciale de “venue” du Seigneur nous est offerte.  Le Seigneur nous était déjà présent, mais la grâce de l’Avent nous permet de prendre une conscience plus vive et toute nouvelle de cette présence. Il se fait connaître comme voulant être avec nous et comme nous invitant à mieux nous adapter à son intimité.

” Viens, Seigneur Jésus ! ” Chaque jour de l’Avent, ce ” Viens ! ” nous emplit davantage. Il est prononcé avec un accent plus puissant et il refoule au loin les pensées, les images, les passions immédiates incompatibles avec la venue du Christ.  Même proféré d’une manière plus ou moins imparfaite, cet appel, ce ” Viens ! “, nous purifiera et nous enflammera. Il donnera à notre prière, au cours de l’Avent, sa nuance spéciale.

Père Jean-Luc Michaud