L’APPEL URGENT DE LA MISÉRICORDE

L’évangile de ce dimanche nous permet une fois encore de voir la pensée de Dieu qui n’est décidément pas la nôtre, ni celle des scribes et des pharisiens qui assistent aux enseignements de Jésus.

Tout d’abord Jésus appelle pour venir à sa suite Matthieu qui est publicain de son état. Sachons quelle était la réputation d’un publicain en pays juif au temps du Seigneur. Rabbi Mesia (+80) nous rapporte que : « Difficile est la conversion des percepteurs et des publicains.»

Cette idée était courante à l’époque et nous permet de mieux comprendre comment cet acte a pu choquer les docteurs de la loi et autres notables. Mais la portée de ce choix nous renvoie à la liberté souveraine de Dieu qui peut choisir qui bon lui semble comme disciple.

Cependant la leçon ne se termine pas là, voici que, dépassant les scrupuleuses règles domestiques et alimentaires, Jésus prend ses repas avec les publicains et les pécheurs ; ici encore c’est la souveraineté de Dieu qui apparaît, ainsi que la cause finale de la mission rédemptrice du Christ : le pardon des péchés et le salut des pécheurs.

Enfin l’Évangile se termine à la manière toute rabbinique : « Allez apprendre que… » c’est la miséricorde et non les sacrifices que je désire. Ce qui ne signifie pas que Notre Seigneur rejette l’indispensable cadre cultuel de l’Alliance, mais que si l’acte de miséricorde est mis en concurrence avec la prescription cultuelle, c’est toujours le premier qui doit l’emporter.

C’était déjà l’enseignement des prophètes, mais la mise en perspective de ces deux réalités par le sauveur nous rappelle l’urgence de la miséricorde !

Père Horovitz

Anciens éditoriaux

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