JESUS NOUS ATTEND SUR LA ROUTE
DE NOTRE VIE CHRETIENNE

L’évangile de ce troisième dimanche de Pâques est pour notre vie spirituelle riche d’enseignements. En effet cette route d’Emmaüs est un peu à l’image de notre pèlerinage terrestre.

Les deux disciples marchent sur le chemin qui les éloigne de Jérusalem, donc ils font route à bon pas mais dans le mauvais sens. Ils parlent et discutent entre eux des événements si déstabilisants qu’ils ont connus durant la Passion de Jésus.

Cependant, ils regardent les faits avec un regard trop humain, trop horizontal. Ainsi leurs yeux sont aveuglés. Un inconnu les rejoint, c’est à peine s’ils s’en aperçoivent, tant ils sont pris par leurs considérations décidément trop humaines !

Ils n’ont pas reconnu Jésus, ils ne peuvent d’ailleurs pas le reconnaître, leur disposition intérieure n’est pas orientée vers la transcendance du mystérieux personnage qui désormais les accompagne. Le signe de cette lacune est flagrant : ils ont peur, leur cœur est inquiet et rien ne saurait calmer leur inquiétude, si ce n’est de marcher vainement le plus loin possible des lieux qui portent pour eux la marque de si mauvais souvenirs. Jésus va leur faire revivre en paroles les événements de la mort et de la résurrection ; la thérapie porte ses fruits et il peut enfin leur donner la clé des Écritures. Alors les cœurs se réchauffent et ils reprennent courage auprès de cet homme aux paroles si consolantes. Les disciples font tout pour le retenir, et au moment où ils reconnaissent enfin Notre Seigneur, celui-ci disparaît pour se faire connaître sous une autre présence tout aussi réelle : la présence eucharistique. Jésus les laisse dans la paix et la force de pouvoir reprendre la route à l’endroit, vers Jérusalem.

Quand nous sommes, nous aussi, tentés par le découragement, face aux épreuves de la vie, souvenons-nous que Jésus est toujours beaucoup plus près de nous que nous osons l’imaginer.

Alors il nous faut reprendre avec foi et confiance la prière des pèlerins d’Emmaüs, auprès du Seigneur au tabernacle : Seigneur il se fait tard, reste avec nous !

Père Olivier HOROVITZ

Anciens éditoriaux

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