Depuis huit jours, nous laissons éclater la joie de la Résurrection. Nous proclamons : « Christ est ressuscité ! » En ce deuxième dimanche de Pâques nous sommes invités à contempler la présence agissante du Seigneur dans son Église. « Par les mains des Apôtres » et dans l'Esprit, le Christ continue son œuvre de salut.
Nous ne sommes plus les premiers disciples, témoins oculaires de la vie de Jésus. Nous sommes aujourd'hui ces « Thomas », qui peinent à croire sans voir. Et le Ressuscité nous adresse cette béatitude : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » II nous faut croire en la parole de ceux qui ont vu, car la foi et la mission de l'Église reposent sur le témoignage des Apôtres, comme sur les Écritures. Dans l’Église, aujourd'hui, nous ouvrons le Livre. Dans la foi nous reconnaissons que Jésus est là et dans l'Esprit nous recevons sa parole. Heureux sommes-nous d'avoir été choisis pour annoncer par toute notre vie les merveilles de Dieu !
En 2001 le pape Jean-Paul II, lors de la première Fête de la Divine Miséricorde, soulignait comment l’évangéliste Jean « nous fait en quelque sorte partager l'émotion éprouvée par les Apôtres lors de la rencontre avec le Christ, après sa résurrection. Notre attention s'arrête sur le geste du Maître, qui transmet aux disciples craintifs et stupéfaits la mission d'être ministres de la Miséricorde divine. Il leur montre ses mains et son côté qui portent les signes de la passion et leur dit : "Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie". Ayant dit cela "il souffla sur eux et leur dit : Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus". Jésus leur confie le don de "remettre les péchés", un don qui naît des blessures de ses mains, de ses pieds et surtout de son côté transpercé. C'est de là qu'une vague de miséricorde se déverse sur l'humanité tout entière ».
Nous revivons ce moment avec une grande intensité spirituelle. Aujourd'hui, le Seigneur nous montre à nous aussi ses plaies glorieuses et son cœur, fontaine intarissable de lumière et de vérité, d'amour et de pardon.
Père Jean-Luc MICHAUD