LA JOIE DE DIEU

La joie de Dieu éclate en ce dimanche, sa propre joie qu’il donne en se donnant puisqu’il est volonté de communion. Alors le désert se réjouit, exulte, crie de joie, et cette liesse de la nature est le reflet de la joie des rachetés qui participent à la joie de Dieu. Utopie ? Non. Regard de l’espérance sur l’avenir que Dieu nous prépare.

Son visage d’amour se reconnaît à travers ses signes. Ils sont la réponse à la question : « Es-tu celui qui doit venir ? » Oui, le Christ est bien celui qui doit venir puisqu’il vient guérir et pardonner. Ainsi Jésus répond au Baptiste ; et devant nous il répond du Baptiste : échange de témoignages et, dans l’absence, communion de personne à personne où advient le Royaume.

L’Église n’a pas, ne devrait pas, avoir d’autres signes que son Maître. Dans la tension entre le « déjà là » et le « pas encore », qu’on y voie donc des sourds tendre l’oreille, des boiteux esquisser un pas de danse, des muets se joindre au chant du chœur ! Que s’y accomplissent les œuvres de Dieu : la justice aux opprimés, le pain aux affamés, la liberté aux enchaînés ! Alors nous verrons que la venue du Seigneur est proche.

Père HUNT

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