« IL S’EST CHARGE DE NOS SOUFFRANCES… » Isaïe 53,4

En lisant un article dans un quotidien gratuit, j’ai eu la surprise de découvrir un article au ton émouvant intitulé : « Marie Humbert, le combat d’une mère ». Cet article nous annonce la diffusion d’un téléfilm bouleversant, sur la question de l’euthanasie.

On nous dit dans l’article, que le jeune pompier à la suite de son accident était devenu tétraplégique, aveugle, incapable de parler et de bouger, à l’exception de son pouce. Sa mère obtint, grâce à sa patience et à son amour, une laborieuse communication avec lui. Cette communication permit un jour au jeune Vincent de demander à sa mère de lui donner la mort. Toute cette histoire qui avait défrayé la chronique à son époque, allait donc être présentée au public afin de mieux lever le tabou de l’euthanasie.

Seulement voilà, un témoin inattendu, Hervé Messager, qui avait particulièrement bien connu Vincent, car il était son kinésithérapeute, vient nous donner un témoignage tout à fait opposé à l’histoire du téléfilm. Tout d’abord, Vincent n’avait pas envie de mourir, il n’était pas au bout du rouleau, d’ailleurs la veille de sa mort, il riait. Enfin le jeune garçon n’était ni tétraplégique, ni aveugle, et ne souffrait d’aucune souffrance physique. Bref, en dehors de ses problèmes neurologiques, il allait bien. Qui croire ? Le témoin soignant et désintéressé de Vincent qui a le courage de s’exprimer contre le mouvement d’opinion dominant ou cette mère dont il nous dit qu’elle était « complètement phagocytée par des associations militant pour l’euthanasie » ?

Terrible affaire qui nous montre bien les ravages que peuvent causer sur une mère les dictats d’une société hédoniste sur-médiatisée, où l’on n’accepte pas l’autre dans sa différence et avec ses souffrances. Si Marie et son fils avaient été aidés avec compassion et générosité dans ce grand combat de la vie, sans doute auraient-ils pu vivre ensemble encore de très beaux moments transfigurés par l’amour.

Une autre Marie et son Fils, qu’un roi sanguinaire voulait mettre à mort, cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose en ce temps de l’Avent qui commence ? Seulement, là, c’est la vie qui a triomphé. Mais c’est une autre histoire…

Père Olivier Horovitz

Anciens éditoriaux

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