IL EST VIVANT NOTRE DIEU !

Voici que la liturgie de ce dimanche, nous montre dans l’évangile rapportée par saint Luc, Notre-Seigneur en prise avec les Sadducéens. Ceux-ci se donnaient pour descendants des fils de Sadoc, et constituaient un parti très conservateur qui résumaient leur pratique du Judaïsme en ceci : pas de zèle, pas de nouveauté ; Moïse et sa Loi, c’est tout, et c’est bien assez. La particularité de leur doctrine était de n’admettre ni l’existence des anges, purs esprits, ni la résurrection des corps ; c’était là ajouter des nouveautés aux dogmes anciens.

Jésus est habitué à rencontrer sur sa route des groupes d’individus plus ou moins bien intentionnés. Il ne refuse jamais la rencontre, et rentre volontiers dans les querelles d’écoles rabbiniques, pour mieux aider les esprits à pénétrer le secret messianique.

Si l’on suit les évangiles synoptiques, quatre grandes questions caractéristiques du temps lui sont présentées : la question du ministère du Christ, le denier de César, la résurrection, et enfin le plus grand des commandements.

Ainsi après avoir interrogé Jésus sur un cas alambiqué, censé démontrer que la résurrection des morts est une aberration, les Saducéens vont entendre le maître leur répondre en reprenant leur propre principe religieux que loin d’être aberrant, la réalité de la résurrection des corps, renvoie à la nature même du Dieu de Moise qui n’est pas le Dieu des morts mais des vivants.

Puissions-nous à la suite de Notre-Seigneur, témoigner, nous aussi dans notre vie quotidienne auprès de nos frères, qu’Il est bien vivant le Dieu qui nous fait vivre et qu’Il est la source de notre joie.

Père HOROVITZ

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