Le mois de juin est celui des ordinations sacerdotales. Mystère étonnant que ce sacrement par lequel le Christ Jésus saisit un homme tout entier pour qu’il soit l’instrument de sa présence à l’Église.
Désormais, participant au sacerdoce ministériel, il sera consacré au service de l’Église, pour le bien des fidèles, la gloire de Dieu et le salut du monde. Désormais, « ce n’est plus lui, c’est le Christ qui vit en lui », au point que le Christ Jésus agit par ses lèvres et par ses mains lors de la consécration de l’eucharistie ou du sacrement de la réconciliation.
Certes, le prêtre garde son caractère et ses talents, ses originalités... et ses défauts. Vous savez bien cela, vous qui vivez auprès de vos prêtres, vous qui priez avec eux, vous qui les côtoyez. Mais ce ne sont pas ces talents et ces originalités qui sont le plus important : c’est qu’ils se soient laissés saisir par le Christ, « fixer à la croix » selon l’expression de l’apôtre Paul.
Pour leur part, les prêtres ne font que trop l’expérience de ce qu’ils ne sont pas assez « saisis ». Ils savent bien qu’ils pardonnent les péchés mais qu’ils doivent confesser les leurs. Ils savent bien qu’ils doivent prononcer pour leur propre compte « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri ».
Ne manquez pas de prier pour vos prêtres. Ils en ont besoin. Ne manquez pas de rendre grâce à Dieu pour le mystère du sacerdoce, par lequel le Christ Jésus agit dans son Église. Ne manquez pas de vivre du pardon et de l’eucharistie et de vous laisser à votre tour saisir par lui.
Quant à vous, jeunes gens qui lisez ces lignes, ne manquez pas d’entendre : « Si tu veux, suis-moi », si cet appel vous est adressé.
Père Leverrier