Jésus a déjà plusieurs fois révélé qu’il était le Messie. Des personnes simples, sans complication et de bonne volonté, ont pénétré le secret de son être et croient en lui, tels la Samaritaine et l’aveugle de naissance.
Beaucoup de Juifs ne croient pas et s’obstinent à rejeter Jésus. Jésus commence par les inviter à en croire leurs yeux, car les œuvres qu’il fait au nom de son Père lui rendent témoignage, mais il ajoute aussitôt que s’ils récusent ce témoignage, c’est parce qu’ils ne sont pas intérieurement accordés au message. Ils ont décidé que leur manière de voir les choses est la bonne. Tant il est vrai que les yeux colorent la réalité selon la disposition intérieure du cœur. Si la réalité ne s’accorde pas avec le système, ils en concluent que c’est la réalité qui a tort.
La Bonne Nouvelle devait être adressée aux Juifs en premier lieu. Mais beaucoup la refusent. Ce refus fait comprendre à Paul qu’il doit s’adresser aux païens. Ainsi se réalise la prophétie d’Isaïe, que Paul rappelle aux Juifs : « Je t’établis lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre ». Et en entendant cela, les païens étaient dans la joie.
Soyons dans la joie nous aussi. Car nous sommes les heureux bénéficiaires de l’extension du salut de Dieu aux non-juifs. Comme les païens d’Antioche, acceptons ce salut, croyons que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, l’unique Sauveur. Les élus, nous dit Jean, sont de toutes les nations. Dieu appelle tous les hommes au salut…
Nous sommes chrétiens, cela veut dire que nous appartenons au Christ. Nous sommes ceux et celles que Jésus appelle ses brebis et dont il se dit le berger, le pasteur. Il nous garde avec la fermeté et la fidélité d’un amour infini. Nous nous réjouissons de savoir que le Seigneur nous tient dans sa main.
Père LI