Avec ses disciples, avec ses apôtres, Jésus est dans la synagogue, en la fête du sabbat. Ce Dieu annoncé, espéré depuis si longtemps, est là. C’est bien lui puisque ses œuvres de guérison et de miséricorde se multiplient autour de lui, par l’action de sa Parole. Parole de vie, pleine de puissance et de force, sans contestation possible, (souvenez-vous : « Que la lumière soit et la lumière fut »). Seul Dieu lui-même fit de telles œuvres : calmer la tempête sur la mer, briser les portes de fer, ouvrir le chemin de liberté. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur !
Mais pour cela il faut affronter le mal. C’est toujours par là que doit commencer Jésus. C’est la mesure de son amour pour chacun de nous. C’est aussi notre chemin à chacun de nous. Peut-on trouver une vie sans souffrance ?
Ce qui nous surprend c’est que le mal, le malin, est le premier à le situer en vérité : « Tu es le saint, le saint de Dieu ». Le combat spirituel est le premier combat. Les saints ont bien expérimenté cela. Notre vie dans la foi, l’espérance, la charité débute dans cette lumière de ténèbre, comme l’éclair dans l’orage. Vivre dans le monde spirituel, c’est vivre en voyants, c’est déjà voir ce qui n’est pas encore formé mais avec un cœur pur (« ils verront Dieu »).
La vie du chrétien prend naissance là et n’est possible qu’ainsi. Si nous ne croyions pas en l’amour de Dieu, à sa victoire définitive en finale, à sa victoire glorieuse dans notre temps aussi, nous serions des morts vivants. La vie spirituelle fait de notre vie le cadeau permanent de Dieu qui n’est pas une fuite dans l’imaginaire mais la matrice du futur réalisé. Que ce dimanche soit bénédiction pour chacun de vous.
René Dessau