Vie spirituelle

Année 2014 – 2015 : ANNEE DE LA MISSION

 

Avent 2014_2

Année 2013 – 2014 : ANNEE DE L’APPEL

index

Année 2012 – 2013 : ANNEE DE LA FOI

50° anniversaire du Concile Vatican II

 

Les catéchèses du Père Marsset :

Introduction

Le Credo est avant tout une profession de foi en la personne de Jésus- Christ. Une confession, une proclamation  de la foi que nous mettons dans cette Personne. On en lit une par exemple dans les Evangiles (lire Mt 16, 13-20). Elle a deux  originalités. D’une part d’être christocentrique (elle met la personne du Christ Jésus en son centre) et d’autre part, elle implique celui qui l’a prononce (Pierre, c’est à dire l’Eglise). Elle n’est pas extérieure à celui qui la prononce.

3 textes qui ont une histoire :

La première forme est une forme liturgique développée dès les débuts de l’Eglise. Ainsi au début du 3ème siècle, Hippolyte de Rome nous parle de cette forme dialoguée de la confession de foi, au cours de la célébration baptismale.

Au cours de ce 3ème siècle s’opère le passage de la forme dialoguée à cette forme déclarative que nous connaissons dans ses deux textes successifs. Nous retrouvons la première formulation aujourd’hui dans la liturgie du baptême et de la confirmation, ainsi que dans la vigile pascale. Il y a un « Crois-tu? » qui  précède, implicitement ou explicitement, l’énoncé et qui suscite cette réponse « je crois ». Le « je » qui donne réponse n’est donc pas simplement un sujet empirique et individualisé. C’est un sujet convoqué : Pour pouvoir dire « credo », il faut qu’un autre me sollicite : «  Credes ? »

Par la merveille de cette parole : « je crois », Dieu va nous confier tout son mystère, en forme trinitaire. Il le confie à notre consentement et à l’engagement de notre liberté. Ce qui n’est pas le cas de la confession de foi musulmane, la Chahada musulmane, qui ne s’énonce pas à la première personne.

 

Ces deux textes théologiques successifs sont difficiles. Faut-il une licence de théologie pour être chrétien ? La foi n’est pas un acte d’adhésion intellectuelle, mais parce qu’elle implique celui qui la prononce (dans sa dimension personnelle et ecclésiale) elle est un acte qui doit transformer celui qui la proclame. Elle doit transformer tout d’abord :

  • notre façon d’être croyant. Si croire en Dieu avec l’Eglise confessante ne change pas ma manière de croire, c’est que je crois trop en mes seules idées ! Dire la foi chrétienne doit me convertir à la foi dont je parle. Cela l’ « ecclésialise ». Je passe d’une foi solitaire (pensée) à une foi communautaire… Et je reste responsable de ma façon personnelle d’en être témoin.
  • Ensuite, cela doit modifier mon engagement chrétien dans la vie du monde. La foi nous est donnée pour « aimer comme Lui ». La foi nous engage à une action. La foi promeut l’amour et l’espérance, elle les appelle. Elle mobilise notre amour et notre action.