Archives pour janvier 2010

Feuille d’informations paroissiales du dimanche 31 janvier 2010

Publié le 31 janvier 2010 dans Feuille d'Informations Paroissiales

«  NUL N’EST PROPHÈTE DANS SON PAYS. »

QU’EN PENSEZ-VOUS ?

Voilà un bon point de départ pour un partage en famille et entre amis. Il s’agirait alors de dire qu’il est parfois difficile d’être entendu par des gens qui nous connaissent bien. Est-ce pour autant impossible ?

D’abord, qu’est-ce qu’être un prophète ? Nous avons en tête Jean le Baptiste, avec sa tunique en poil de chameau, critiquant les bien-pensants de son temps. Nous pouvons penser aussi à de grandes figures actuelles comme Sœur Emmanuelle ou l’Abbé Pierre. Ce sont des prophètes qui disent que Dieu est proche des pauvres. Dans la Bible, le prophète est quelqu’un qui est choisi par Dieu pour annoncer un message aux hommes. Le message est souvent une invitation pressante à changer notre cœur. Saint Paul avec son « hymne à la charité » et  Jésus avec sa « facilité qu’a l’étranger à accéder à la foi » sont eux aussi dans cette même ligne. Ils sont tous porteurs d’une bonne nouvelle, à savoir que Dieu est avec nous pour nous délivrer de nos esclavages et avoir un cœur sensible et aimable. Malheureusement pour eux, les gens qui les écoutent se mettent souvent en colère. Lire la suite »

Publié le 29 janvier 2010 dans Edito

Prière récitée chaque jour par les fidèles. Lire la suite »

Publié le 22 janvier 2010 dans Infos pratiques

Feuille d’informations paroissiales du dimanche 24 janvier 2010

Publié le 22 janvier 2010 dans Feuille d'Informations Paroissiales

L’ÉVANGILE SELON SAINT LUC

Nous entendons aujourd’hui le tout début de l’évangile selon saint Luc. C’est pour moi l’occasion de revenir succinctement sur ce trésor que saint Luc nous a légué.

Quelques rappels. Saint Luc est l’auteur de deux livres du Nouveau Testament : le troisième évangile et les Actes des Apôtres. D’origine grecque, il n’a pas été un disciple immédiat de Jésus.  Il fut le compagnon très fidèle de saint Paul, et l’a accompagné dans une grande partie de sa mission. Saint Paul parle de « Luc, notre ami le médecin ». Des traditions affirment qu’il était artiste et aurait peint des portraits de la Vierge Marie ; c’est ainsi que l’art le représente souvent, ainsi qu’avec son symbole, le taureau.

Saint Luc dit au début de son évangile comment et pourquoi il a décidé de faire un récit des évènements du salut. Et il commence les Actes des Apôtres ainsi : « J’ai consacré mon premier livre, ô Théophile, à tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le commencement jusqu’au jour où, après avoir donné ses instructions aux apôtres qu’il avait choisis sous l’action de l’Esprit Saint, il fut enlevé au ciel. » Lire la suite »

Publié le 22 janvier 2010 dans Edito

Feuille d’informations paroissiales du dimanche 17 janvier 2010

Publié le 15 janvier 2010 dans Feuille d'Informations Paroissiales

LE VIN NOUVEAU DE LA VIE

Arrêtons-nous sur une seule précision que donne saint Jean dans ce récit des noces de Cana :  « il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres. » Dans l’Antiquité, on conservait le vin dans des outres de peau ou dans des amphores de terre cuite.  Or, dans notre récit, il ne s’agit pas de ces amphores-là.  Il s’agit de cruches ou de cuves en pierre destinées à contenir uniquement de l’eau.  Cette eau servait aux ablutions rituelles des Juifs, qui avaient été prévues par la Loi, et avaient été largement développées par la tradition. Saint Marc a conservé des détails sur cette tradition : « Tous les Juifs ne mangent pas sans s’être soigneusement lavé les mains, conformément à la tradition des anciens ; ils ne mangent pas au retour de la place publique avant de s’être aspergés d’eau, et il y a beaucoup d’autres pratiques qu’ils observent par tradition :  lavage de coupes, de cruches et de plats d’airains. »  Les cuves en question, à Cana, servaient à cet usage très précis. Lire la suite »

Publié le 15 janvier 2010 dans Edito

Dans la nuit de Bethléem, la naissance de Jésus est l’avènement de la lumière de Dieu dans les ténèbres de l’humanité. « Sur les habitants du pays de la mort, une lumière a resplendi » (Is 9,1). Dans cette très sainte nuit, les promesses de Dieu sont accomplies. L’homme n’est plus soumis à la mort. La vie lui est proposée en Jésus, fils de Marie.

Seuls les pauvres ont accueilli cette lumière au cœur de la nuit. Les bergers de Bethléem représentent tous ceux et toutes celles qui n’ont pas d’autre espoir en ce monde que l’amour et la promesse de Dieu. Les mages viendront bientôt représenter les peuples de la terre étrangers aux promesses d’Israël. Ils représentent les recherches et les espoirs des hommes qui n’ont pas encore connu la promesse de Dieu. Tous, pauvres et chercheurs de Dieu, reçoivent en cette nuit la réponse à leurs attentes : la lumière de Dieu éclaire le monde, l’amour de Dieu comble ceux qui le cherchent.

2000 ans plus tard, nous célébrons la naissance du Christ. Sommes-nous parmi les pauvres qui se tournent vers Dieu et qui le supplient ? Sommes-nous parmi les nantis qui n’ont pas pu faire une place, au milieu de leurs richesses, à Celui qui vient pour les sauver ? Sommes-nous parmi les hommes et les femmes qui scrutent le ciel pour trouver les chemins de la vie ? Sommes-nous parmi les « sages et les savants » qui pensent connaître les secrets du monde ? Comment pouvons-nous accueillir vraiment le Christ si nous sommes noyés dans nos richesses ? Comment pouvons-nous espérer le Christ si nous croyons que nous sommes capables de sauver le monde sans Dieu ?

Ne cachons pas nos pauvretés et notre misère sous les déguisements d’une fête du commerce. Ne faisons pas taire notre désir du bonheur en le réduisant au clinquant d’une fête. Voyons Noël autrement. Laissons-nous nous porter par la joie de voir que Dieu n’oublie pas les hommes et qu’Il a voulu se faire proche de nous. Suivons le chemin que Dieu lui-même a ouvert, en nous faisant proches de nos frères. Allons vers ceux qui ont des griefs contre nous et demandons leur pardon. Allons vers ceux qui sont seuls et isolés et tendons leur la main. Allons vers les pauvres qui attendent une aide des hommes et de Dieu.

Ne doutons pas que Dieu veuille notre bonheur et tournons notre désir et notre attente vers la plénitude de la joie. Ce qui nous comble de joie, ce n’est pas la promesse de biens plus ou moins utiles, c’est l’amour. L’amour que nous recevons de Dieu et que nous partageons avec nos frères. En cette première année de « Paroisses en Mission » dans le diocèse de Paris, sachons accueillir le Christ en accueillant les pauvres, puissions-nous annoncer le Christ en vivant dans l’espérance !

Bon et joyeux Noël à tous !

+André cardinal Vingt-Trois, archevêque de Paris

Publié le 8 janvier 2010 dans Textes spirituels

Feuille d’informations paroissiales du dimanche 10 janvier 2010

Publié le 8 janvier 2010 dans Feuille d'Informations Paroissiales

LA VOCATION DE JESUS

Avez-vous jamais entendu une voix venue d’ailleurs s’adresser à vous pour vous signifier une information ou une mission ? Tous ceux à qui cela est arrivé ne sont pas fous. Néanmoins, il convient que l’Église examine avec soin de telles expériences pour y discerner ce qui pourrait relever vraiment d’un appel de Dieu.

Luc est le seul des évangélistes à nous rapporter que la voix venue du ciel s’adresse directement à Jésus : « Tu es mon Fils ! » Seul également il fait suivre cet exorde des mots qui en font décidément une citation du Psaume 2 (verset 7) : « Moi, aujourd’hui, je t’ai engendré », plutôt que de : « En toi j’ai mis tout mon amour ».

Du coup, nous nous rappelons l’affirmation divine du verset précédent : « Moi, j’ai sacré mon roi sur Sion, ma sainte montagne », et l’injonction du suivant : « Demande, et je te donne en héritage les nations ». La voix (vox en latin) venue du ciel l’appelle (vocare) à sa mission de Roi Messie : c’est la vocation de Jésus. Lire la suite »

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Publié le 8 janvier 2010 dans Edito